PAX MUSICA à l’Opéra !

PAX MUSICA à l’Opéra !

PAX MUSICA à l’Opéra !

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Les musiciens PAX MUSICA se sont produits sur la scène du studio Bastille de l'Opéra de Paris le 13 mars 2026 , aux côtés de Raphaël Sévère, Eva Zavaro, Dana Ciocarlie, Guillaume Berceau ... pour un concert d'exception !

Le Studio Bastille comme horizon : retour sur une soirée hors du commun

13 mars 2026 — par l’équipe Pax Musica


Il y a des soirs où la musique fait exactement ce que la diplomatie ne peut plus faire. Le 13 mars dernier, au Studio Bastille de l’Opéra national de Paris, Pax Musica en a offert la preuve la plus éclatante depuis sa création.

Devant un public rassemblé dans ce haut lieu de la création musicale parisienne, plus de vingt artistes ont pris place sur scène. D’un côté, des mentors de renommée internationale. De l’autre, des lauréats de la première promotion de l’Académie Pax Musica — dix musiciens de six nationalités, sélectionnés parmi plus de 70 candidats après des mois d’auditions exigeantes. Entre eux, six mois de compagnonnage artistique, de résidences, de répétitions, de transmission. Ce soir-là, tout cela s’est déployé sur scène.


Un programme conçu comme un voyage

Le programme avait été pensé par les artistes eux-mêmes — et cela s’entendait. Pas une succession de pièces de répertoire, mais une odyssée géographique et temporelle, construite comme une conversation entre les cultures.

Du côté des terres slaves et roumaines, la pianiste Dana Ciocarlie et sa lauréate Nadiia Stadna ont ouvert le voyage à quatre mains et en solo. Dvořák, Lipatti, Kossenko : trois compositeurs, trois héritages, une seule conversation pianistique — celle de deux femmes dont l’une a jadis quitté la Roumanie pour Paris, et l’autre l’Ukraine pour la France.

Du Romantisme allemand aux rivages du Levant, le clarinettiste Raphaël Sévère a partagé la scène avec Jules Chahine (clarinette, Syrie) et Merly El Haddad (piano, Liban). Entre la fougue de Mendelssohn et les Chants d’Urnina du compositeur syrien Dia Succari, figure majeure de la musique savante arabe, le trio a tracé un pont audacieux entre l’Europe classique et le monde arabe — un pont d’autant plus fort qu’il est né de la rencontre entre deux pays aux histoires entremêlées et souvent conflictuelles.

L’héritage de l’École française a résonné à travers les saxophones de Guillaume Berceau et de son lauréat Danylo Dovbysh, Ukrainien de Zaporijjia devenu le premier saxophoniste de son pays admis au CNSMDP. Du lyrisme de César Franck à la frénésie de la Techno-Parade de Guillaume Connesson, les deux musiciens ont célébré la modernité instrumentale avec une énergie communicative.

L’âme des Carpates et de la Bohême s’est levée avec la violoniste Eva Zavaro et son lauréat Toma Bervetsky. La Sonate de Martinů d’abord, puis la Rhapsodie des Carpates de Myroslav Skoryk — une œuvre ukrainienne vibrante de mémoire populaire, interprétée avec une intensité qui a saisi toute la salle.

Le souffle millénaire du Caucase a clôturé ce voyage. Artyom Minasyan au duduk — instrument inscrit au patrimoine de l’UNESCO, dont la sonorité grave et enveloppante semble venir d’un autre temps — et Kariné Arsenyan au qanûn ont tissé ensemble des mélodies sacrées de Komitas, des thèmes ancestraux arméniens et le romantisme de Tchaïkovski. Un moment rare, suspendu, que peu de scènes parisiennes ont l’occasion d’offrir.


Ce que le compagnonnage rend possible

Ce qui s’est passé ce soir au Studio Bastille n’est pas seulement beau. C’est le résultat concret et mesurable d’un programme qui croit que l’exil interrompt des carrières, pas le talent.

Depuis septembre 2025, chacun des lauréats de la première promotion de Pax Musica a bénéficié d’un accompagnement individualisé : un mentor attitré, des ateliers professionnels mensuels, des résidences de création (à la Rocabella dans le Var, en Savoie, en Eure-et-Loir), et des engagements scéniques rémunérés permettant de valider des heures d’intermittence du spectacle. Entre 20 % et 40 % des heures nécessaires au statut d’intermittent ont été validées par nos lauréats cette année.

Se produire au Studio Bastille de l’Opéra national de Paris, c’est un tremplin professionnel concret — une ligne sur un CV, une crédibilité nouvelle auprès des programmateurs, une visibilité sur la scène classique française. Pour un musicien en exil qui reconstruit tout de zéro dans un pays dont il ne connaît ni les codes ni le réseau, cela change profondément la trajectoire.


Une communauté en action

Ce concert a aussi été le reflet d’une communauté. Plus de 35 bénévoles ont œuvré dans l’ombre pour que la soirée existe. Quinze partenaires institutionnels et associatifs se sont mobilisés. Et la salle du Studio Bastille a vibré d’une attention rare — celle d’un public qui sait qu’il assiste à quelque chose qui dépasse le concert.

Merci à la Fondation BNP Paribas et à M. François Henrot, à la Fondation Safran pour la musique et à la Fondation Orange, dont le soutien a rendu cet événement possible. Merci à l’Opéra national de Paris pour l’accueil au Studio Bastille. Et merci à tous ceux — donateurs, bénévoles, partenaires — qui croient avec nous que la musique est, là où la diplomatie s’arrête, le levier le plus puissant de dialogue entre les peuples.


Et maintenant ?

La première promotion de Pax Musica n’a pas fini son chemin. Le 4 juin 2026, les lauréats seront à nouveau sur scène pour leur deuxième grand concert à l’Institut du Monde Arabe, présenté avec le soutien du UNHCR France. Et à l’horizon d’octobre 2026 se dessine un projet qui nous tient particulièrement à cœur : un concert de clôture de la première promotion — en cours de confirmation.

L’aventure continue. Et si vous souhaitez en faire partie — en tant que donateur, bénévole, partenaire ou futur lauréat — notre porte est ouverte.

📧 contact@paxmusica.fr 🌐 www.paxmusica.fr


Pax Musica est une ONG non partisane et non confessionnelle. Vos dons sont déductibles à hauteur de 66 % de l’impôt sur le revenu (IR) ou 60 % de l’impôt sur les sociétés (IS).

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